« Cette campagne de communication inclusive et intense qui se tient du 12 au 24 mai 2025, vise à donner un visage humain à cette maladie dite de la + honte+. Les médias joueront leurs partitions. Parler de la fistule, c’est aussi affronter des préjugés, bousculer les habitudes. Cela demande du courage et de l’engagement, mais c’est ainsi que naît le changement. Grâce à vous et à nos efforts
conjugués, les préjugés tomberont et l’espoir renaîtra dans les cœurs », a soutenu le président du conseil d’administration de MS-Médias, Cissé Sindou.
“Prévue du 12 au 24 mai 2025, cette campagne mobilisera des chirurgiens de 13 pays de la sous-région, permettra de traiter au moins 144 femmes, de former 23 chirurgiens, et surtout de renforcer notre solidarité africaine pour éradiquer cette maladie d’ici 2030. Cette campagne ne se limite pas à l’acte chirurgical. Ce sera aussi l’occasion de mobiliser nos ressources nationales, nos partenaires techniques et financiers, nos collectivités territoriales, notre secteur privé, autour d’un objectif commun : ne laisser aucune femme de côté”, a expliqué la représentante du Ministère de la femme, de la famille et de l’enfant (MFFE), Dr Honorée Kouamé, en sa qualité de directrice coordinatrice du Programme national de lutte contre le violences basées sur le genre (PNL-VBG).
Un gala de clôture, le téléthon et les actions de sensibilisation pour la mobilisation des ressources accompagneront cette campagne pour la prise en charge médicale et la réinsertion sociale des victimes. «L’espoir n’est pas perdu, car ces victimes peuvent être soignées et complètement guéries. Le rôle des médias est très important pour un changement véritable des mentalités et de normes sociales dans nos communautés », a-t-elle continué après avoir décliné le programme de cette campagne.
Avec l’aide des partenaires, cette vaste campagne de communication qui se fera sur toute l’étendue du territoire sera déclinée en plusieurs activités, à savoir, des articles de presse, des spots, des visuels, des émissions télé et dans les radio de proximité/rurales, des campagnes de sensibilisation de proximité dans les communautés, des causeries de groupes avec des victimes et/ou leurs partenaires…
Selon la représentante résidente de l’UNFPA, Cécile Zoungrana-Compaoré, on dénombre 74.000 cas de fistule obstétricale en Côte d’Ivoire, dont 44.000 qui ont bénéficié de prise en charge médicale. Aussi, 2.200 femmes ont eu droit à des activités génératrices de revenus pour leur réinsertion socio-économique (EDS 2021).
La fistule obstétricale est la perforation entre le vagin et la vessie et/ou le rectum, due à un travail prolongé lors d’un accouchement, ou obstrué sans accès à un traitement médical rapide et de qualité. Selon la taille et l’emplacement de la fistule, des pertes vaginales nauséabondes peuvent apparaître ou des selles peuvent passer par le vagin.
Certaines de ces fistules peuvent se refermer d’elles-mêmes, mais la plupart nécessitent une intervention chirurgicale. Chaque année à travers le monde, on compte 50 000 à 100 000 nouveaux cas de fistule obstétricale.
(AIP)
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