Le Centre régional de surveillance et de contrôle des maladies (CRSCM) de la CEDEAO et l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) accompagnent les autorités ivoiriennes dans la mise en place d’une Équipe médicale d’urgence (EMU) nationale, à travers un atelier d’induction ouvert mardi 29 juillet 2025 à Grand-Bassam.
« Cette rencontre marque une étape importante dans l’engagement de la Côte d’Ivoire à se doter d’une EMU opérationnelle, capable d’intervenir efficacement lors des urgences sanitaires », a déclaré le directeur exécutif du CRSCM, Dr Mamadou Diarrassouba, au nom du président de la commission de la CEDEAO, Dr Omar Alieu Touray.
L’activité, organisée en partenariat avec l’Institut national d’hygiène publique (INHP), réunit du 29 juillet au 1er août 2025 une cinquantaine de participants, dont des médecins, techniciens de santé, représentants de l’OMS et partenaires techniques.
Selon Dr Mamadou Diarrassouba, la Côte d’Ivoire, comme les autres pays de la sous-région, reste exposée à des risques sanitaires majeurs. « Une épidémie de choléra est en cours dans le district sanitaire de Port-Bouët, avec 161 cas confirmés et sept décès. Seule une réponse rapide et bien coordonnée permet de limiter l’impact de telles situations », a-t-il souligné.
Depuis 2018, le CRSCM soutient la mise en place d’EMU dans les États membres de la CEDEAO. Seuls trois pays (Togo, Niger, Nigeria) ont bénéficié de formations d’induction, et un seul (le Sénégal) a reçu l’accréditation officielle de l’OMS.
« L’EMU constitue la composante clinique des équipes de réponse rapide. Elle permet de mobiliser des professionnels de santé formés aux soins d’urgence pendant les épidémies et catastrophes », a précisé le directeur exécutif.
L’atelier de Grand-Bassam prévoit également un exercice de simulation, visant à tester la coordination des acteurs en situation réelle.
Le directeur exécutif du CRSCM a salué « l’engagement constant des autorités ivoiriennes » et remercié « les partenaires techniques, en particulier l’OMS Afrique, pour leur accompagnement ».
À l’issue de cette rencontre, un plan d’action national sera élaboré en vue de l’accréditation de l’EMU ivoirienne.