Mortalité maternelle: La Côte d'Ivoire passe de 614 à 385 décès pour 100 000 naissances vivantes

La Côte d'Ivoire a accueilli, ce vendredi 12 septembre 2025, un dialogue de haut niveau consacré à la réduction de la mortalité et de la morbidité maternelle. Organisée par le Fonds des Nations Unies pour la population (UNFPA), cette rencontre a marqué la première visite officielle en Afrique de Mme Diene Keïta, Directrice exécutive de l'UNFPA depuis sa nomination. Aux côtés de plusieurs membres du gouvernement, dont Nassénéba Touré et Mamadou Touré, le ministre de la Santé, de l'hygiène publique et de la couverture maladie universelle, Pierre N'gou Dimba, a réaffirmé l'engagement de l'État à « intensifier ses efforts pour garantir à chaque mère et à chaque enfant un accès équitable à des soins de qualité ».

Des progrès notables mais des défis persistants

Au cours de la dernière décennie, la Côte d'Ivoire a enregistré une baisse significative de la mortalité maternelle, passant de 614 à 385 décès pour 100 000 naissances vivantes. Cette résultante des investissements dans les infrastructures hospitalières, du renforcement du réseau sanitaire et de la mise en œuvre de programmes ciblés en faveur de la santé maternelle et infantile.

« La mortalité maternelle est passée de 614 à 385 décès pour 100 000 naissances vivantes. Ces résultats traduisent la vision de Son Excellence Monsieur Alassane Ouattara », a souligné le ministre.

Cependant, l'objectif reste ambitieux : les Objectifs de développement durable (ODD) fixent à 70 décès pour 100 000 naissances vivantes le seuil à atteindre d'ici 2030. Pour combler cet écart, le gouvernement prévoit de mobiliser davantage de ressources nationales, de renforcer la coopération avec les partenaires techniques et financiers, et de créer un fonds spécifiquement dédié à la santé maternelle. Ce mécanisme vise à réduire les décès évitables liés à la grossesse et à l'accouchement, tout en garantissant une plus grande équité dans l'accès aux soins.

Une coopération renforcée avec l'UNFPA

Saluant les efforts déjà engagés par la Côte d'Ivoire, Mme Diene Keïta a appelé à « un renforcement des partenariats et une mobilisation collective pour accélérer la dynamique en faveur des femmes et des enfants ». Elle a rappelé que l'Afrique subsaharienne concentre près de 70 % des décès maternels mondiaux, selon l'OMS, et que les progrès ivoiriens pourraient inspirer l'ensemble de la région.

Si des avancées notables sont sauvegardées, le défi reste immense. La création d'un fonds national dédié et la mobilisation des partenaires apparaissent comme des leviers essentiels pour transformer ces acquis en un véritable tournant sanitaire et social.

source : https://www.linfodrome.com/sante/113361-mortalite-maternelle-la-cote-d-ivoire-passe-de-614-a-385-deces-pour-100-000-naissances-vivantes