L’Organisation mondiale de la santé (OMS) a affirmé, vendredi 12 septembre 2025 à Genève, qu’il est encore possible de contenir l’épidémie d’Ebola en République démocratique du Congo (RDC), à condition que des mesures renforcées soient mises en œuvre au cours des deux prochaines semaines.
« C’est possible, mais cela sera difficile », a déclaré Patrick Otim, responsable de programme à l’OMS, appelant à un soutien accru au gouvernement congolais et à ses partenaires.
À ce jour, 25 cas confirmés ont été enregistrés, dont 14 décès, soit un taux de létalité de 50,6 %. Parmi les victimes, trois sont des enfants de moins de cinq ans, et les femmes représentent 55 % des cas confirmés et 67 % des décès.
Pour juguler la propagation, une campagne de vaccination doit débuter ce samedi à Bulape, dans la province du Kasaï, épicentre de l’épidémie. Quelque 400 doses de vaccin y ont déjà été acheminées, tandis que 1.500 doses supplémentaires sont disponibles à Kinshasa, en attente de conditions de conservation adaptées. Plus de 560 contacts ont été identifiés, dont 91 % ont déjà été suivis par les équipes sanitaires.
L’OMS a également déployé une quarantaine d’experts et acheminé 12 tonnes de matériel médical et de protection. Le plan de riposte, estimé à 20 millions de dollars pour les trois prochains mois, viendra compléter l’effort national congolais évalué à 78 millions de dollars.
Cette 16e flambée d’Ebola en RDC, et la 7e dans la province du Kasaï, survient dans un contexte humanitaire complexe, marqué par d’autres épidémies (mpox, choléra, rougeole) et par des difficultés d’accès aux zones affectées.
L’OMS collabore parallèlement avec 10 pays voisins, dont la Tanzanie, pour renforcer la surveillance transfrontalière et prévenir tout risque de propagation régionale du virus.